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Histoire d'Outre-mer

Débat : Nouvelle-Calédonie, le tournant historique

Histoire d'Outre-mer - Débat : Nouvelle-Calédonie, le tournant historique

Résumé

En novembre 2018, les habitants de la Nouvelle-Calédonie sont invités à s'exprimer sur leur avenir : l'archipel doit-il rester sous l'égide de la France ou devenir indépendant ? L'historien Fabrice d'Almeida, entouré de nombreux invités, évoque les enjeux de ce référendum.

Autres

  • Fabrice d'Almeida / Présentateur
  • thierrylambla - 11/12/2016 - 23:37

    Je viens de voir l'émission de ce soir suivie du débat et me permets de rectifier deux affirmations de Madame Youssoufa qui sont fausses : 1. L'alsacien n'est pas enseigné en Alsace, du moins pas dans les écoles publiques laïques alsaciennes. C'est "la langue du voisin" - c'est-à-dire l'allemand - qui est enseignée par convention portant sur la politique régionale des langues vivantes dans le système éducatif en Alsace. Ce qui est encore qualifié de "dialecte alsacien" - qui varie énormément entre le Nord et le Sud de l'Alsace, tant ce lieu de passage, carrefour, terre d'accueil et de partage ballotée au gré des aléas de l'histoire a produit des particularismes différents souvent entre villages voisins - l'alsacien, c'est-à-dire la déclinaison de l'allemand tel qu'il est parlé en Alsace n'est lui pas enseigné. Cette question suscite d'ailleurs débat suite au constat de sa disparition progressive, les jeunes générations ne le pratiquant quasiment plus ou très peu en raison d'une transmission familiale qui ne fonctionne plus. Le français a désormais largement pris le dessus. N'oublions pas qu'après la deuxième guerre après la germanisation forcée par le régime nazi qui interdisait de parler l'alsacien c'est l'état français qui a interdit aux élèves de parler l'alsacien à l'école sous peine d'être puni. Nous devions devenir de bons français et nous débarrasser de ce dialecte germanique qui aux oreilles de n'importe quel francophone nous faisait passer pour des allemands voire "des boches". 2. L'Alsace était bel et bien française, avant Mayotte, dès 1648 sous Louis XIV. Les traités de Münster et d'Osnabrück, négociés en Westphalie mirent fin à la guerre de Trente ans et marquèrent une rupture importante dans son histoire. Après plus d'un millénaire dans le giron germanique, celle-ci passa dans l'espace politique français. Elle sera ensuite au coeur de la guerre qui opposera le second Empire de Napoléon III aux royaumes allemands unis derrière la Prusse. Une guerre perdue par la France qui pour sauver Paris abandonna l'Alsace Lorraine aux vainqueurs Allemands (décision de l'Assemblée Nationale réunie à Bordeaux, en dépit de l'opposition des députés de ces deux régions). C'est ainsi qu'après plus de 200 ans l'Alsace et la Moselle devinrent "Terre d'Empire" (Reichsland). Vous le voyez, l'Histoire n'est pas toujours celle que l'on croit et l'Alsace garde une double culture française et allemande qui fait des alsaciens les plus allemands des français et pour les allemands les plus français des allemands en quelque sorte. Alors suite au débat et aux échanges quelque peu tendus sur le plateau autour de la question de l'identité française, je vous le demande, sommes-nous, nous alsaciens, considérés comme français à part entière ? Mes beaux parents sont Guadeloupéens, ont fait leur vie en Alsace durant 40 ans, sont retournés au pays pour leur retraite. Leur fille, mon épouse, est née à Mulhouse. Son grand-père maternel était breton. Son arrière grand-père paternel américain noir, son arrière grand-mère fille d'esclave qui a grandi dans une Guadeloupe coloniale et connu la départementalisation grâce au combat de Césaire et d'autres, etc. Et mes trois filles sont métisses. L'Alsace n'est pas éloignée de l'hexagone comme Mayotte et pourtant ... Apprenons la tolérance à nos enfants. Enseignons-leur l'histoire, la leur d'abord et celle du monde. Sortons-les de l'ignorance par l'accès au savoir et donnons-leur par l'exemple les clés du vivre ensemble en bonne intelligence dans un monde plus juste et autours des seules valeurs humanistes et universelles qui vaillent pour qu'ils ne soient pas attirés par les mirages du pire. Comme la rappelé Madiba, l'éducation reste l'arme la plus puissante pour lutter contre les travers de l'Homme. Tout ceci n'est pas utopique mais tient du bon sens pragmatique car soyons en sûr, la planète n'a pas besoin d'homo sapiens pour continuer de tourner.

  • disqus_KK1h3dvRMT - 27/11/2016 - 21:56

    Peut-on voir ce débat? Merci.

Dimanche 19 Mars 21h50
Magazine Durée : 55min Tous publics / 16:9 / stereo

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